• Qu'est-ce qu'on mange ?

    Ces petites bizarreries, surprises et frustrations pour notre palais et notre estomac ...

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    Retour de la desperate housewife à son caddie Elle adore tellement mon supermarché qu'elle lui tire le portrait… (en cachette, bien sûr, sinon ils vont la prendre pour une folle. Ce qui est peut-être déjà le cas, grâce aux caméras de surveillance. De toute façon elle a déjà prévu la réplique: "c'est pour savoir si c'est bien ce que veu(len)t mon mari/mes enfants", à adapter en fonction du produit bien entendu happy). 

    En tout cas, si dans quelques mois en France on me questionne sur les habitudes alimentaires outre-atlantique, du genre "Les Canadiens mangent-ils gras?", au lieu de répondre simplement "oui", je pourrai ajouter "Saviez-vous qu'ils consomment de l'huile de canola?" Ça épatera la galerie parce que personne ne connait le canola ^^ … alors que c'est juste la traduction franco-canadienne de colza. 

    Dans les liquides bizarres, y'a aussi ça:

    et des rayons entiers de glaçage de toutes les couleurs pour amuser les enfants au goûter:

    Pancakes et sirop d'érable, un duo incontournable:

     

     

    Ici, la crème n'est pas fraîche mais "sure" (= aigre), traduction littérale de l'anglais "sour", mais qui rend le produit moins appétissant arf :

     

    Un rayon entier de tablettes de cheddar et mozzarella ! Le ratio anglais/italien est equilibré, mais le "fromage suisse" est une espèce vraiment rare, y compris au rayon des fromages râpés.

     

    Un légume mystère fait son apparition sur les étals en ce moment ???

    Produits locaux

    Réponse: des fiddlehead = crosses de fougères. On en a vu pour la première fois dans nos assiettes au restaurant, c'est très bon !

     

    Au rayon emballages, tout ce qu'il vous faut pour un lunch réussi au bureau:

    Et en version économique, les lunchbags:

     

    En changeant de crémerie, je tombe sur ces jolies bouteilles au LCBO. Ouah! Vite j'appelle les copines !


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    Pas très excitant comme balade, mais ça donne une première idée de ce que les Canadiens mettent dans leur assiette...

    Comme il y a de nombreuses "épiceries" (mot qui, en franco-canadien, s'applique autant à l'échoppe de quartier qu'au supermarché) dans Oakville, avec chacune une particularité, je vais déjà vous parler de celles où je me rends le plus souvent  pour le ravitaillement de base, et qui sont les plus proches de la maison: Sobeys et Metro.

    Au supermarché...

    L'entrée du magasin se fait sur le rayon des fruits et légumes. Histoire de se donner bonne conscience… Le rayon des frites Mc Cain est relégué dans le coin opposé du magasin, avec les pizzas et crèmes glacées.

    Première surprise, les légumes verts sont exposés comme… Ah, je sais ! Des patins de hockey dans un magasin de sport !… Bien joué !

    Au supermarché...

    Ben si, je trouve que ça se ressemble...

    Enquête au supermarché...

    Revenons-en aux légumes...

    Au supermarché...

    Tiens, c'est drôle ces carottes nantaise du Mexique… ou du Canada ? Faut savoir !

    Etiquetage bilingue, peut mieux faire: carottes pour les bébés ou carotte mini ?

     

    Deuxième surprise, une gondole entière pour les fruits et légumes prédécoupés… Comme le monde est mal fait, j'aurais bien aimé trouver ça en France, du temps où j'étais une femme active en quête d'une pause déjeuner express-équilibrée ! eek

    Au supermarché...

    Et puis juste à côté, il y a ces petites trempettes… comme ça c'est moins sec ! Y'en a même avec  les légumes déjà dedans.

    Au supermarché...

    Au supermarché...

     

    Ensuite, le rayon fromage… Aïe, aïe aïe ! Quelle pitié ! aww A l'inverse des légumes coupés, le fromage n'a qu'une seule gondole étriquée.

    Au supermarché...

    Du cheddar, de la mozzarella, du fromage de chèvre aux cranberries ouch… quelques fromages du Québec qui ressemblent à leurs aïeux d'outre-atlantique, parfois les frenchies eux-mêmes, mais à quel prix ! Part de brie à 7 dollars* ! Camembert à 8 dollars* ! Vous comprenez si  je vous dis qu'on a drastiquement réduit notre consommation...

    Au supermarché...

    * 1 $ = 0,7   

    Au rayon charcuterie, il faut bien chercher pour finalement trouver une marque de jambon normal, étiqueté "old fashioned". Ici la mode est plutôt au jambon fumé au miel. Oui, ca se mange bien, mais on est chauvins quand même !

    Quant aux petits lardons, ça n'existe pas vraiment… On trouve des gros cubes de lard ou des miettes de lard, pas d'intermédiaire. Ajoutez à cela l'inexistence de la pâte feuilletée, l'insipide fromage râpé mozzarella-cheddar (le "fromage suisse" râpé se fait rare), et notre ancien plan du vendredi soir [quiche croustillante express hebdo] est devenu un plan [quiche pâte-brisée-maison jambon moins-souvent]. C'est dur de changer la routine...

    Au supermarché...

    Dans le genre "étiquette qui fait peur", celles de la volaille sont des championnes: "Refroidi à l'air, sans antibiotiques ni sous-produits animaux…" Et puis quoi encore ? oh Finalement c'est mieux quand on ne sais pas ce qu'il n'y a pas...

    Enquête au supermarché...

    Ah ! Le rayon des pains et pâtisseries… tout un univers à découvrir… en plusieurs fois.

    Au supermarché...

    Tiens, que vois-je… de la French Baguette, super ! Oui, mais le soir même on maudit la French baguette qui est déjà toute sèche. Aux ravitaillements suivants on se rabat donc sur les petits pains individuels, le pain de campagne (French / Italian Bread) ou le pain de mie. Et nouvelle déception 2 jours plus tard : coucou les moisissures ! ouch

    La part belle revient finalement aux pains de mie, bagels, bugs, galettes de maïs... Tout ce qu'il faut pour les sandwichs, hamburgers, wraps et hot-dogs qui constituent des basiques de la cuisine canadienne (enfin, nord-américaine). Et bien sûr, un beau choix de cookies, cupcakes, tartes à la citrouille, cheesecakes...

     

    kiss cool yes Grosse surprise de la rentrée 2014 au rayon desserts-biscuits, qui a carrément fait le buzz dans la communauté française d'Oakville, c'est l'apparition des Danettes ! money 

    Il y avait même une dégustation gratuite au bout du rayon. Youpi !  

    On avait à peine daigné poser nos yeux sur les Jellies, ben là, c'est fini pour elles, KO définitif, jamais on n'y goûtera, ouf ! 

    Au supermarché...

    J'y ai aussi déniché les Pompot avec soulagement, après les avoir manquées pendant plusieurs mois… Un snack de plus pour varier les plaisirs dans la lunchbox des enfants, c'est pas du luxe ! Ici elles portent un autre nom:

    Au supermarché...

    Au rayon des pâtes à tartiner, la star est le beurre de cacahuète, mais nous, on reste fidèle au Nutella, puisqu'il y en a ! Et aussi à la confiture Bonne Maman.

    Au supermarché...

    Au rayon du lait, j'ai un peu hésité sur la brique à prendre la première fois…eek Pour un lait standard, il y a non pas 3, mais 4 pourcentages de matière grasse au choix, lait écrémé compris.

    Au supermarché...

    Côté yaourts, beaucoup de maxi-pots. A l'inverse, les yaourts à boire n'existent qu'en mini-bouteilles. Et impossible de trouver du yaourt nature non sucré mad

    Au rayon pâtes et riz, j'ai mis quelques semaines à repérer la semoule nature qui n'existe qu'en une seule marque, et en paquet de 500 grammes uniquement. Un vrai désert de la cuisine nord-africaine par ici ! 

    Dans les jus de fruits, ne cherchez pas des briques d'1 litre, c'est 2 ou 3 litres d'un coup.

    Au supermarché...

    Ne cherchez pas non plus une bouteille de vin pour compléter le menu. Il n'y en a pas ici. La vente d'alcool est domaine réservé de quelques enseignes, les plus courantes sont LCBO et Beer Store. Attention, fermeture à 21h y compris le samedi soir…  En rade de bière après 21h ? Rendez-vous au Pub ! 

    Enquête au supermarché...

    Le rayon des sodas et jus est bien rempli, mais la grande absente qu'on n'arrive pas à remplacer, c'est la Grenadine ! Inconnue en Amérique du Nord, comme tous les bons sirops à l'eau… Comprends pas que ça ne puisse pas s'exporter comme la Danette !!!?

    Heureusement, on s'est fait ravitailler par les cousins cet été.yes Bientôt Noël en France, on en remettra deux bidons dans les valises en repartant.

    Bref, vous avez compris, c'est dur de prendre ses repères dans une épicerie hors hexagone (même au bout d'un an je suis encore un peu songeuse devant certains rayons…) alors on se raccroche à  ce qu'on connait le mieux... 

    Par chance il y a aussi quelques épiceries spécialisées  "bio/ethique", "italien", "europe de l'est" ou plus largement  "produits du monde", qui permettent de compléter le panier avec des produits familiers: brioche vendéenne, french baguette un peu plus fidèle à l'originale, choix élargi de fromages, etc… Mais toujours pas de Grenadine.

    Voilà, on a fini de remplir le caddie…. A la caisse, la facture se prend quelques dollars de taxe (jamais indiquée sur les étiquettes), mais seuls les produits alimentaires "élaborés" sont concernés, comme le chocolat cry ou les boissons… ça n'enfle donc pas trop tant qu'on achète essentiellement des produits de base (pain, légumes, lait…).

    Pour les autres biens de consommations, pour les services, pour les restaurants,  il faut ajouter 13% à la note totale (taxe de vente harmonisée, TVH). Et encore 10 à 13% de pourboire au restaurant.

    Par contre, à la caisse du supermarché, service "au top", on remplit vos sacs pour vous, même si vous amenez vos propres cabas ! Pour passer le temps vous pouvez vérifier tous les prix scannés, le cadran est tourné vers vous. Mais surtout n'aidez pas la caissière, elle serait vexée ! ouch

     

     

     


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  • Ah! Les cupcakes et muffins ! Vraiment trop appétissants et enjôleurs pour être honnêtes ces petits gâteaux...

    Ca sent bon le gâteau...

    Tant qu'à manger du beurre, autant fabriquer nous-mêmes nos pâtisseries.

    Je ne compte plus les sablés, madeleines, pâtes sablées ou brisées, pâtes à pizza, pâte à crêpes et même pâtes feuilletées que j'ai préparés en quatre mois de vie canadienne (ça fait pas mal de plaquettes de beurre tout ça)… 

    Il faut dire qu'on n'a pas retrouvé ici les fonds de tarte prêts à cuire que l'on utilisait si souvent en France (hmmm! la quiche du vendredi soir prête en 35 minutes top chrono)… ni l'équivalent de notre bonne brioche vendéenne… ni la vraie baguette, tendre et croustillante à la fois (on trouve de la "french baguette" dans les supermarchés bobos ou à la boulangerie du centre ville, mais c'est pas au niveau…). 

    Alors que je me mettais à fond à la pâtisserie, je révisais aussi les sciences physiques et la chimie, car, ceux qui cuisinent le savent bien, tout repose sur le dosage des ingrédients, le mélange, le temps, la température etc… et c'est un peu plus compliqué quand vous changez de système de mesure.

    Par exemple, mon premier gâteau au Canada, c'était une tarte Tatin (D'ailleurs délicieuse, la preuve c'est que mes gourmands, pourtant très difficiles en desserts, m'en ont redemandé au bout d'une semaine; même le caramel, que je rate deux fois sur trois, était parfait !).

    Quand j'ai voulu préchauffer le four, j'ai sursauté en voyant s'afficher la température par défaut: "350" !  Non mais ils sont fous! Mon caramel ! Mes pommes !  Ils vont se faire carboniser! Et hop je baisse bien vite à 200.

    J'enfourne et… 1h plus tard, toujours pas cuit… Là, y'a quelque chose qui cloche, il ne marche pas bien ce four ? Alors mon petit doigt me dit: "Dis-donc ma vieille, t'as pas remarqué que le thermostat du chauffage est en degrés Fahrenheit ?" (à côté de ça, la météo, c'est en degrés Celcius, de quoi se mélanger les pinceaux !). Ni une ni deux, je fais ma règle de 3 et je remonte un peu la température de mon four.

    Une demi-heure plus tard, mon gâteau n'a pas encore bien bronzé… Alors là, les grands moyens: Internet, où je (re)découvre que la courbe des Fahrenheit n'est pas du tout mais pas du tout proportionnelle aux degrés Celsius. Restait plus qu'à se faire une abaque à côté du four pour pouvoir sereinement exploiter mes livres de recettes en français.

    Bilan: j'ai dû revenir au point de départ, 350 (à peu près 180°C), parfaitement bien réglé ce four, donc!

    Voici la dernière réussite notable du four, la galette des rois aux pommes; puisque l'Epiphanie n'est pas fêtée ici, ni la Chandeleur d'ailleurs (pour une fois qu'ils passent à côté d'une célébration, étonnant !), il a bien fallu la fabriquer de nos propres mains, et improviser une fève (une petite pierre trouvée dans la boîte à bijoux).

    Ca sent bon le gâteau...

    Ensuite, si vous vous intéressez aux recettes canadiennes, il y'a encore un écueil: les pounds (lb) et les ounces (oz), un héritage de la couronne d'Angleterre.

    J'avais découvert ça grâce à l'école, encore une fois, dans la leçon de sciences sur la matière. "How much does this banana weigh: ……. oz  ? ". J'ai fait mine de ne pas voir la question... on a fait l'impasse, chut… Pourvu que ça ne revienne pas sur le tapis trop vite...

    Côté recettes, j'ai donc repris ma calculette hier, car j'avais promis à une autre maman de lui passer ma recette de Sablés; donc, par correction, je lui ai converti les grammes en oz. Alors si vous n'êtes pas encore au courant, sachez donc que 1 ounce c'est 28,4 grammes et 1 pound c'est 0,45 kilos.

    Et les miles sur la route me direz-vous ? Non pas du tout, ils ont adopté le système métrique, ouf ! Un truc de moins à convertir.


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  • Passage obligé par la case poutine à Monréal...

    Pour le décor, ambiance de pub montréalais ... vieilles briques et match de hockey à la télé...

    On a gouté la poutine !

    Et voici la bête:

    On a gouté la poutine !

    Vous apercevez quelques frites sous la sauce, et c'est bien l'aliment de base de ce plat typiquement québécois, agrémenté d'une sauce avec plusieurs variations possibles...

    Finalement, ça se mange bien la poutine, même si ce n'est pas très "ragoutant"...

    Ca donne quand même soif, alors rien de tel qu'une bière artisanale du coin pour l'accompagner.

    On a gouté la poutine !

    On n'avait pas besoin de se laisser convaincre, mais les canadiens (eux aussi) ont besoin déculpabiliser quand ils boivent une pinte:

    On a gouté la poutine !

    Au-delà de la diététique et de la gastronomie, on peut également se cultiver tout en se désaltérant: pour preuve la blonde artisanale de Chambly qui rend hommage aux Filles du Roy à qui les Québécois doivent …euh, on pourrait dire qu'ils leur doivent tout, puisque la plupart d'entre eux n'existeraient pas sans ces femmes !

    C'est une page importante de l'histoire du Québec que nous relate l'étiquette de cette bouteille, et qui nous fait remonter à 1663.  A l'époque, pour faire croître la population de la Nouvelle-France, Louis XIV y envoie en l'espace de 10 ans un peu plus de 700 femmes à la rencontre des soldats et paysans… A côté de ça, "L'amour est dans le pré" (ça passe à la télé ici aussi), c'est de la rigolade ! La plupart de ces femmes étaient orphelines et sans le sou, mais quelques-unes bien nées, et "réservées" aux officiers, étaient aussi du voyage. Elles partaient avec une dot et la promesse d'un avenir meilleur...

    Et elles ont réellement sauvé la belle province: la population passa de 2500 à plus de 5000 âmes en dix ans, de quoi faire meilleure figure face aux voisins anglais ou iroquois !

    Alors, tchin tchin ! Buvons à la santé des aïeules des Québécois !

     


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  • Un coup de coeur pour le saumon fumé du Pacifique: fondant et savoureux, un régal !

    Le saumon… c'est bon !

    On s'en fait des toasts au moins deux fois par semaine, mais j'en mets aussi dans les sandwiches ou avec les pâtes pour la "lunchbox" de l'école: succès assuré !

    Le saumon… c'est bon !

     

    Désolée, il ne reste plus qu'un toast… qui le prend ? 


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